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Ce premier site sur les PUHC est à l'initiative de quelques Pèlerins d'Arès de Bretagne.
Il continuera de s'enrichir et d'évoluer à l'avenir. Merci de vos avis et contributions pour améliorer ce site. Pour autant, il ne prétend pas être l'unique manière de présenter le projet de Petites Unités Humaines Confédérées inspiré par Michel Potay.


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Covid-19, confinement et PUHC

La grande leçon du confinement va se révéler dans la suspicion envers un système étatique gérant une trop grande masse d’individus, la nation, dominée par une même loi imposée à tous. Les PUHC devraient naturellement apparaître comme une alternative cohérente, concrète, possible, présentant d’énormes avantages à tous les niveaux outre qu’elles favoriseront aussi l'épanouissement spirituel de l’individu.

L'incurie de l'Etat 
ne date pas d'aujourd'hui mais devient flagrante pendant cette crise sanitaire.
Outre qu’il n’est sûrement pas une nécessité absolue sur le strict plan sanitaire, le confinement actuel de toute la population française résulte de l’incurie de l’État face à l’arrivée de l’épidémie du Corona.

D’une part les hôpitaux ont été laissés à l’abandon pendant des années et ce n’est pas faute au personnel soignant de l’avoir signalé et manifesté. D’autre part, l’épidémie a mis 2 mois à venir chez nous depuis la Chine et notre ministre de la santé publique avait largement les moyens et le temps d’organiser en urgence les services de soin du pays pour y faire face intelligemment, comme un État moderne peut le faire, c’est-à-dire par des mesures de prévention telles que le gel, les masques, les tests et anticiper un dépistage systématique, suivi d’un diagnostic et d’un éventuel traitement et confinement ciblé, le tout avec des lits et des respirateurs supplémentaires.

Au lieu de ça, rien, et même pire : des annonces lénifiantes et laxistes du genre, le masque ne sert rien, la Chine c'est loin, ça n’arrivera pas jusqu’à nous, etc... A côté de cela on apprend que le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offres pour l’acquisition de plus de 650 drones, pour un montant dépassant les 3,5 millions d’euros pour surveiller les citoyens .

Les décisions et annonces de ce qu’on appelle les « autorités » n’ont cessé d’être hésitantes, maladroites, contradictoires et anxiogènes - nous sommes en guerre déclare 6 fois Mr Macron dans son discours du 16 mars - ce qui montre qu’elles sont totalement dépassées par l’événement. Le confinement de tous sans nuance apparaît plus de ce point de vue-là comme une façon de noyer le poisson, de bâillonner un peuple, de camoufler sous une mesure autoritaire le manque d’anticipation, l’imprévoyance et l’inconséquence notoires dont l’État a fait preuve.

La nécessité du confinement est-elle justifiée ? Rien n’est moins sûr parce que le virus n’est pas aussi mortel que le laissent entendre les médias, une grippe virulente, sauf pour les personnes âgées et certaines personnes à risque, mais il est très contagieux. Tout un chacun pourra le constater après coup dans les chiffres globaux des décès de cette année 2020, ce que le professeur Raoult prévoyait dès la mi-mars. Ce que les médias racontent tous les jours ressemble donc à… de la propagande.
Cerise sur le gâteau de l’incurie, ce spécialiste international des maladies infectieuses qu’est le docteur Didier Raoult a inauguré un traitement à base d’un antiviral archiconnu, très peu cher, l’hydroxychloroquine (Plaquénil ou Nivaquine), associé à un antibiotique (Azithromycine) mais qui rebutent les lobbies puissants de l’industrie pharmaceutique qui espèrent de gros bénéfices avec la mise au point d’un nouveau vaccin. La collusion entre l’État et les grands laboratoires de l'industrie pharmaceutique apparait au grand jour.

Voir cette analyse pertinente de la crise sanitaire par l'anthropologue Jean-Dominique Michel. https://www.athle.ch/2020/04/26/covid-19-a-ne-pas-manquer-notre-interview-de-crise-avec-jean-dominique-michel/?fbclid=IwAR0zN45SF-Ruc2r6b5ELuue1irZD0PO6YYvyc9XzkDYQkn-GF4P6WWIumRM

Mais l’incurie des gouvernants n’est pas propre à ce gouvernement-là, elle est structurelle, chronique, dans un monde sous le péché, dont il résulte la domination du pouvoir (orgueil) et l’argent (égoïsme, cupidité).

Le confinement de tous, décidé par un seul, apparait comme un choix contestable qui risque de faire bien plus de victimes que le virus lui-même. « Entre deux maux il faut savoir choisir le moindre » dit avec sagesse le prophète Michel Potay (témoin de la Révélation d'Arès). Il nous aurait fallu vivre avec le Corona comme on vit avec la grippe saisonnière, et continuer de travailler, tout en prenant les mesures et précautions sanitaires nécessaires qui sont évidentes, car qui a envie de tomber malade ou de mourir ? Tandis que le mal économique, vu la fragilisation des humains face aux problèmes matériels, peut faire plus de dégâts que ne fait le Covid-19. Vous parlera-t-on du désespoir des indépendants en faillite, des suicides, des soucis qui tuent, des divorces, des pertes d'emploi, des gens qui ne se supportent pas, etc. ? Je ne sais pas, mais j'en doute. Le propre du pouvoir politique est de mettre en valeur jusqu'à l'abrutissement tout ce qui protège ou paraît protéger la population mais de taire tout ce qui, du fait de la situation précédente, entraîne des problèmes qui peuvent être dramatiques ou dévoilerait son incompétence notoire.

La démocratie était un leurre 

La structure étatique traduit l’asservissement du grand nombre à quelques-uns, ce qui est contradictoire avec une fraternité réelle.
Nous sommes tous soumis à un système, dont l’État représente le sommet, « l’autorité » reconnue et consacrée, mais qui n’envisage l’homme que pris dans une grande masse qu’il tente sans cesse d’uniformiser par ses lois et ses normes.

Si les gouvernants du moment sont incompétents, c’est un grand nombre de personnes qui vont payer l’incompétence de cette minorité ayant pouvoir de décision sur leurs vies. C’est ce qui est en train de se produire.
Ce qu’on appelle démocratie n’a jamais été en réalité que la concurrence entre des idées qui s’opposent, représentées par des professionnels, les politiques, qui n’ont vocation qu’à prendre le pouvoir. La plupart d’entre nous ne connaissent pas leur député et lui reste dépendant de son parti et se soucie assez peu des gens qu’il est censé représenter. Les Gilets Jaunes avaient déjà révélé que « la démocratie du peuple par le peuple » n’était qu’une belle formule sans réalité. Par le confinement, la démonstration se fait à l’échelle de la nation tout entière, la démocratie n’était vraiment qu’une fiction puisque 67 millions d’habitants peuvent être sous la houlette d’un seul : le président, qui apparaît comme l’avatar du roi, décidant « souverainement » (entendez autoritairement) qu’ils doivent rester chez eux, pour leur « bien » naturellement.

Cette crise peut être l’occasion de voir plus loin que le changement du personnel politique, qui ne pose jamais que la question de qui va exercer le pouvoir. Or c’est la question même de la légitimité du pouvoir d’un homme sur un autre, outrepassant sa conscience, qui est ici posée. Il ne s’agit donc pas d’une réforme de l’État ou d’un changement constitutionnel, ce que d’aucuns vous proposeront au sortir de la crise. Fondamentalement il faut voir qu’une masse donnant son pouvoir entre les mains de quelques-uns se lie pieds et poings liés dans des situations exceptionnelles telles que celle que nous traversons et ce, plus souvent pour le pire que pour le meilleur. Là encore La Révélation d'Arès et son prophète nous enseignent que « les risques de la liberté sont moins graves que les risques du système», comme on a pu le voir avec les 2 dernières guerres mondiales du siècle dernier (14-18) et (39-45) qui ont ravagé le monde comme aucun virus ne l’a encore jamais fait.

Les lois mettent en danger nos libertés fondamentales 

C’est beaucoup plus flagrant avec les lois relevant de l’état d’urgence sanitaire, entendez par là, la panique et la négligence des « autorités » face à l’épidémie. En parlant de « guerre », le président Macron a pu faire voter des lois d’exceptions qui font peu de cas des grands principes affichés. Ainsi, la liberté de circulation stipulée dans la Constitution comme le droit pour tout individu de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d'y revenir, est rayée du jour au lendemain, et ce, bien qu’elle soit garantie par l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
On voit combien théoriques sont ces garanties, mais au-delà de cette période si particulière, c’est la nature même de la loi qui doit être interrogée parce que la loi se substitue toujours à la conscience de l’homme individuel. Toujours contraignantes, les lois de masse sont le plus souvent aberrantes. Les exemples d’abus ne manquent pas en ce moment quand certains policiers font du zèle : - Mettre une amende à une femme qui va acheter sa baguette de pain chez le boulanger sous prétexte qu'acheter une baguette de pain n'était pas suffisant pour justifier une sortie- Un homme de 32 ans voulant éviter la cohue, préfère un supermarché de Lorient à son hyper habituel de Lanester (banlieue de Lorient), la sortie lui vaudra une amende de 135 € - Un autre parce qu'il a oublié son attestation de déplacement alors qu'il conduisait un corbillard dans un cortège funèbre.

On pourra relever au passage qu'en Allemagne, en Autriche ou en Suisse, le confinement n'est pas obligatoire c'est chaque landers ou cantons qui décident, il n'y a pas d'amendes, les responsables font confiance aux citoyens.

Ci-dessous un article qui compare la gestion de la crise sanitaire entre la France et l'Allemagne.

https://www.linkedin.com/pulse/parcs-bond%C3%A9s-%C3%A0-berlin-vs-rues-d%C3%A9sertes-paris-qui-raison-celia-maury

La dramatisation de la crise a des desseins politiques

Devant cette situation ou le nombre de morts journalier est répété en boucle sur les grands médias pour bien effrayer la population et justifier des mesures draconiennes, tout se passe comme si les humains découvraient tout à coup qu’ils sont mortels. Le covid 19 va seulement en tuer un tout petit peu plus ou avancer l'heure du départ pour l'au-delà des plus anciens, infime proportion de tous ceux qui meurent chaque jour, en moyenne plus de 1600 personnes en France en temps normal. Habituellement on n'annonce pas les chiffres des morts quotidiennes dont l’homme se soucie si peu et aurait tendance même à les ignorer comme quelque chose d’honteux. Pourquoi une telle panique ? Sur le plan rationnel, c’est assez incompréhensible, il faut y voir un humain animalisé à l’extrême qui, ayant renoncé à toute transcendance, n’a plus d’au-delà, voit son horizon borné à sa seule vie biologique.
C'est évidemment une aubaine pour les pouvoirs qui espèrent ainsi par leur rôle protecteur retrouver une crédibilité perdue. Mais c’est un très grand risque pour les citoyens qui risquent de voir leurs libertés amputées de façon permanente, d’être soumis à un contrôle régulier et systématique et ce, pour beaucoup par un pouvoir dans lequel ils ont perdu confiance.
Bref l’état d’urgence risque de se prolonger indéfiniment en rendant les citoyens totalement inoffensifs, dociles et soumis.

Le temps est venu d'envisager sérieusement les PUHC

Le confinement n'est-il pas l'occasion rêvée de réfléchir à une nouvelle façon de s’organiser collectivement, de faire société ?
Nous laisserons-nous encore et toujours soumettre au système par lequel des hommes veulent et peuvent en dominer d’autres ? Après la crise, les mises en accusation ne vont pas manquer, et les procès sans doute pleuvoir. On trouvera des coupables mais pas responsables, des responsables mais pas coupables, des coupables responsables, des irresponsables innocents, etc. Aucun procès n’apportera la « justice » attendue, le mal aura été fait. La Justice, la vraie, attend toujours dans le cœur des hommes.

Le mal, il faut cesser de le faire : les remords, regrets, punitions, commémorations et grandes déclarations ne servent à rien si on continue comme avant. Il faut donc le pardon envers les irresponsables qui nous gouvernent dont nous sommes tout autant responsables pour les avoir mis là, à nous gouverner. La justice des hommes basée sur la vengeance n'apporte rien sinon la violence et de nouvelles souffrances.

Il faut commencer à envisager tout autre chose qu’une réforme même constitutionnelle, en profiter pour imaginer des regroupements de populations à l’échelle humaine. Ce qui est intolérable, c’est que 67 millions d’habitants, chacun(e) disposant d’un cerveau, d’un cœur et d’une conscience, soient sous la coupe de quelques-uns, voire d’un seul dans des conditions exceptionnelles. La démocratie qui n’était déjà qu’une oligarchie tend vers la dictature.
Le principe même d’une grande masse de population n’est pas humain. Les hommes ont besoin de se connaître, de s’apprécier, de se sentir, de se faire confiance. Dans la masse, chacun(e) est anonyme, l’homme devient un numéro de sécu, de carte d’identité, de livret militaire, d’électeur, etc. Les gouvernants pensent leurs compatriotes comme une masse salariale, des consommateurs, des imposables, des électeurs potentiels, etc... Ils ne pensent pas l’homme dans son humanité si je puis dire, leurs écoles leur parlent chiffres, taux d’intérêt, coût, pourcentage, statistiques, sondages,… elles ne leur parlent pas du cœur de chacun, ni du leur. Tout est dans la tête dans le compte dominant.

« L'homme compte, l'homme compte, le rêve cache la nuit » (Révélation d'Arès II/14). C’est la conception même d’une grosse masse humaine telle qu’une nation qui doit être totalement repensée. Il faut morceler ce qui animalise l’humain, le rend manipulable par des pouvoirs sans scrupule. Pour cela, le modèle des cantons suisses présente un certain intérêt et peut servir d’inspirateur.

C'est pourquoi en tant que Pèlerins d’Arès nous proposons les PUHC, Petites Unités Humaines Confédérées et souveraines d’elles-mêmes, c’est-à-dire de petits territoires au cœur desquels les habitants reprennent en main localement leurs vies en société et deviennent les souverains de l’entité qu’ils forment.
Ces petites unités ne recréeraient pas un enfermement administratif et une lourdeur bureaucratique comme ceux d’un État-nation actuel, mais se définiraient plus par des limites d’ordre à la fois géographique et économique, l’économie devant répondre en priorité aux besoins de base de la communauté et la politique à la stricte gestion de la cité. Les responsables élus par les citoyens, seront des gestionnaires révocables à tout moment s'ils ne donnent pas satisfaction. Voici ce qu'en dit Michel Potay dans son blog en se référant à Platon : « Il faut avoir une très forte et complète idée du Bien pour se conduire avec sagesse tant dans la vie privée que dans la vie publique. Autrement dit, les dirigeants de la cité doivent être dotés d'une riche spiritualité pour accéder à la gérance des affaires publiques non par ambition personnelle, mais par nécessité et par devoir. ....... »

Ces petites unités se confédéreraient entre elles pour répondre à des nécessités plus lourdes comme la production d’énergie, les infrastructures : hôpitaux, autoroutes, les universités, etc.

Quelques autres avantages des PUHC

Un premier avantage qui saute aux yeux, est que, dans une crise comme celle de covid-19, les réponses à l’épidémie pourraient être très diversifiées, plus adaptées aux spécificités locales, tout en ayant le même souci de base d’éviter la propagation de l’épidémie. Certains pourraient confiner et se fermer quand d’autres ne le feraient pas à l’instar de pays comme la Hollande la Suède ou la Suisse (ça dépend des cantons) qui n’ont pas choisi sciemment le confinement, pour s’en tenir à l’Europe.
La prévoyance sanitaire face à une pandémie serait certainement beaucoup plus vigilante et réactive que pour une grosse nation comme la France, ou tout est lent, bureaucratique et pesant. Cela s'avère dramatique quand la vie d'hommes et de femmes sont en jeu. Le docteur Raoult a trouvé un traitement qui fonctionne mais du fait qu'il ne soit pas passé par un protocole pharmaco-administratif tatillon, le gouvernement refuse de le généraliser et même interdit aux médecins généralistes de le prescrire.

Seuls les hôpitaux sont habilités à le délivrer et encore, uniquement dans les cas les plus graves, alors que le professeur Raoult avait déclaré qu'il n'était efficace qu'en début de maladie pour faire baisser rapidement la charge virale et qu'ensuite il était inutile. Les autorités relayées par les médias à leur solde ont prétendu qu'il pouvait être dangereux alors qu'il était en vente libre dans les pharmacies jusqu'au 20 janvier dernier, date à laquelle Agnès Buzin ancienne ministre de la santé en a interdit la vente libre. Étrange coïncidence, non ?

Par rapport à tous les autres problèmes signalés relatifs au système lui-même, les PUHC apporteraient leurs réponses positives et spécifiques. Si l’une se trompe ce ne serait pas 67 millions de personnes qui en supporteraient le coût mais quelques centaines de mille, et on pourrait vite y remédier, la petite taille permettant une flexibilité plus grande. Et ce, dans tous les domaines, d’autant que cela se ferait sous la volonté collective directe des premiers concernés : les habitants eux-mêmes.

Tous les inconvénients du système : fausse démocratie, tendance à la dictature en cas de crise, collusion avec de grands groupes industriels ou financiers, volonté d’hégémonie… pourraient sinon totalement disparaître, du moins perdre sensiblement de leur nocuité.
Par rapport aux besoins de base, notamment alimentaires, le circuit court s’imposerait de lui-même. L’auto-subsistance raisonnée devrait gouverner l’activité productive à tous les niveaux, tant dans les fournitures de matière première que pour les petites industries nécessaires aux besoins matériels de base, sans être soumis à une mondialisation absurde comme on l’a vu pendant cette crise où notre pays était démuni de tout, incapable de produire des masques et du gel en grand nombre par lui-même et très vite. Même chose pour les appareils respirateurs qui ne demandent pas une technologie très pointue. D’autres solutions seraient trouvées en matière de monnaie et de banque qui pourrait mettre la communauté à l’abri des spéculations de la grande finance.


Enfin les PUHC offrent un cadre bien meilleur pour l’amélioration de l’humain lui-même, le commencement et l’encouragement de sa vie spirituelle que le Créateur appelle pénitence dans La Révélation d’Arès. (Terme qui ne signifie pas remords ou punition comme la religion et la culture nous l'ont transmise, mais joie et fête de celui qui change sa vie en s'efforçant d'aimer tous les hommes, de pardonner, de faire la paix et d'équilibrer l'intelligence intellectuelle avec l'intelligence du cœur libre de préjugés). L’humain spirituel devient un citoyen libre au sens fort parce qu’il devient responsable non seulement de lui-même et des siens, mais de l’ensemble dans le tout auquel il contribue. De plus il dépasse autant la peur du système que la peur de la mort, devient plus réfléchi tout en étant aussi plus solidaire. A un tel citoyen on ne pourrait pas faire avaler les mensonges et tergiversations que nos actuels gouvernants nous ont fait gobber.

Si la mondialisation montre ses effets pervers, l’État-nation et le nationalisme qu’il induit ne sont pas davantage un recours. L'homme n'est pas fait pour être un code barre sur une puce que l'on peut contrôler à distance, un anonyme dans une masse. Les petites unités pourraient s’inscrire dans un cadre confédéral européen débarrassé du pouvoir et de la bureaucratie.

L'homme a besoin d'épanouir son individualité unique, sa vie spirituelle, et cela n’est possible que dans une organisation sociétale à échelle humaine. Ce que préconisait déjà l'économiste et philosophe Léopold Kohr dans son livre « Small is beautiful » pour lequel il reçut le prix Nobel alternatif en 1983.

Ce n'est que dans ces petites unités que l'humain peut véritablement vivre l'amour du prochain, le pardon, l'intelligence du cœur auprès de ses frères humains, ainsi créer son âme et évoluer vers un monde plus heureux, et même Heureux au sens fort, tout court, un monde de conscience, d’amour et de liberté absolue. C’est ce que les Pèlerins d’Arès ont déjà démarré avec leurs assemblées.
Rencontrez-les pour en parler et préparer avec eux le monde de demain.

Claude Minière et Denis Kerbellec


DE L'ANARCHISME À L'ANARKIA:

"Sous un grand nombre de formes l'anarchisme a cherché à construire une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières. Il a cherché la liberté, l'égalité, la solidarité et la sécurité entre tous sans lois ni pouvoir, ni police, ni juges, ni prisons. Mais il n'a que rarement, brièvement et très localement atteint ce but, parce que son objectif n'a été que moral, social et matériel et n'a pas pu surmonter la disproportion des forces, la force des pouvoirs étant toujours plus élevée. L'anarchisme a oublié la force du spirituel, qui est le propre de l'humain.
Il est faux de dire que l'anarchisme n'est qu'une pagaille destructrice ; il a eu ses stratégies décidées égalitai­rement, participativement et consen­suellement, mais qui ont toujours manqué de puissance et qui n'ont fait qu'étincelles dans des actions inachevées sans jamais allumer le seul Feu (Rév d'Arès xLi/5-7) qui puisse prendre.
Aucune des formes de l'anarchisme rationaliste n'a d'avenir.
La pénitence, donc l'anarkia, ne peut bien fonctionner que dans des petites unités humaines sans chef ni dominateur, pour les tâches publiques desquelles sont désignés d'une façon ou d'une autre des gérants sans pouvoirs politiques et révocables à tout moment. Or, ce principe n'est réalisable que si sont soudés par l'amour les liens humains jusqu'à présent soudés par la loi. ...."
Extrait de l'entrée 207 du blog de Michel Potay.

207 Anarkia


Pourquoi vivre sans pouvoir deviendra une nécessité!

20avr19 207C6
Vouloir l’absence de pouvoir semble irresponsable dans une société soumise depuis des temps et des temps aux directives, règlementations, décisions d’une minorité de puissants, quelle que soit la forme dans laquelle celle-ci s’inscrit (idéologique, politique, économique, religieuse, judiciaire …). Il y a là quelque chose qui bloque la pensée de l’homme ordinaire, car dans celle-ci  il manque un élément important de réflexion, la présence de l’amour. Il est facile à comprendre que l’absence de pouvoir exige la présence de l’amour, sinon c’est la pagaille. Amour et pouvoir ne peuvent cohabiter. Il y a mésentente. L’un ne peut pas être avec l’autre.
1/ Sur le plan personnel, il y a déjà opposition entre le pouvoir qui est contrainte et l’amour qui est chaleur, bienveillance. Le pouvoir n’est pas que chez les autres. Le pouvoir, on peut le subir mais on peut aussi l’exercer. L’amour, c’est pareil ! Il y a celui que l’on reçoit et celui que l’on donne. Il ne faut pas oublier qu’on n’est pas dans de la philosophie, mais dans la vie (ces deux contrastes, domination et bonté,  ne sont pas des concepts abstraits, ce sont des rapports concrets qu’on a avec les  autres, les animaux, les hommes, les femmes, les enfants…..). C’est pour cela qu’il est important de choisir.
Sur le plan social, la domination douce (pub, tendances …) ou dure (lois, idéologies…) se pratique à tous les niveaux. Elle est tellement grande [?] que l’amour se réduit aux actions des petites associations caritatives, aux clubs de bienfaisance, en stagnant dans l’émotion sans aller en profondeur (l’exemple de recueil de fonds pour rebâtir Notre Dame de Paris est flagrant).
2/ Alors, trop éclaté, trop paumé,  comme vous le dites, l’homme s’évade. S’évader des systèmes dans l’ego, dans l’individualisme  n’est pas une libération,  c’est rester dans une prison, celle du soi, dont les barreaux sont les peurs, les désirs, les émotions négatives, les pensées destructrices, les illusions, les préjugés, les idées arrêtées, reçues... Être libre ne peut que s’envisager par la conscience, dans la conscience, dans le changement [Rév d'Arès 30/11] puisque la prison, c’est soi-même. Quel changement ? La Révélation d’Arès et l’enseignement de son prophète sont très clairs : "Aimer, pardonner, faire la paix, avoir une intelligence spirituelle libre des préjugés, des peurs, des pouvoirs." Pourquoi ? Parce que c’est la solution pour que cesse le mal, pour que cesse le mal qu’on se fait inconsciemment à soi-même en se croyant ceci ou cela,  et celui qu’on fait aux autres. Pour  revenir à sa vraie nature, (l’homme est Image et Ressemblance du Créateur) sans une recherche spirituelle de fond, il y a méconnaissance de soi. "Connais-toi toi-même," disait Socrate. Dit autrement : "Nous sommes plus que ce que nous croyons être." Il faut en être convaincu ou faut être tellement prisonnier et tellement mal dans son mental pour vouloir en sortir. C’est un cheminement qu’on ne fait pas seul, ce sont des obstacles à franchir, des étapes à passer, avec ici ou là des "grâces" qui nous sont accordées. Il est impossible qu’on ne soit pas aidé d’en Haut.
3/ Mais d’abord il faut le décider, décider de s’espionner, de changer, le vouloir avec force et agir avec constance pour être pénitent. Je pense que la pratique de la pénitence produit à la fois une augmentation de la connaissance de soi et une augmentation de l’amour dans la société, donc une augmentation du Bien. Peu à peu, on parvient à  se voir autrement, à se voir  plus que "de l’humain avec son intellect, sa psyché",  tout en donnant toujours plus d’amour, en allant toujours plus au-delà des apparences, des formes physiques, des formes mentales (idées), au-delà des préjugés.
4/ Dans et par la pénitence, il y a évolution spirituelle, il y a de la rencontre avec du plus grand que soi en soi. Quand on enlève de soi-même des couches et des couches, on découvre qu’il y a en dessous Quelque chose de vivant, de vibrant qui est là, présent mais insaisissable et progressivement la confiance, la foi en cette Présence s’installe naturellement parce que l’humain qui  fait ce travail de pénitence a mûri.
5/ La régularité de la pénitence fait passer à une relation autre avec soi et avec autrui. On voit l’humain autrement que mauvais (que ce soit l’autre ou soi), autrement que punissable, on le voit comme guérissable. On ne considère plus Dieu, la Parole comme autoritaire, oppressante (c’est souvent l’impression première que l’on ressent quand on commence à lire La Révélation d’Arès), mais comme libératrice. Un besoin s’installe alors de se situer intérieurement au-delà de son cadre mortel, culturel, idéologique.
6/ L’impératif, c’est de prendre conscience que la Parole libère en profondeur, libère l’homme de sa propre petitesse, pour qu’il puisse accomplir le Bien. Sans cette conscience, l’humanité laisse la place aux pouvoirs. Ceux-ci, pour se maintenir,  ont toujours répandu de l’inconscience dans les esprits, ont toujours créé du chaos (chacun peut voir son chaos personnel et celui du monde dans lequel il est bien obligé de vivre). L’inconscience produit du pouvoir qui lui-même produit de l’inconscience. Quel cercle vicieux !
Il n’est pas à espérer que ça change, il n’est que de  s’engager pour se débarrasser de tout ça, que d’orienter sa vie vers le plus fondamental, le plus profond de nos besoins qui est l’amour, pour vivre dans le Bien et Le faire prospérer ?
Charlie F. du Nord

Réponse :
Vous êtes bien le preuve qu'il y a mieux que les idéologues pour dire pourquoi vivre sans pouvoir au-dessus de soi sera tôt ou tard une nécessité, si l'homme veut survivre à la contrainte abêtissante des puissants et de leurs lois, car "l'inconscience" générale qui en  résulte, que vous évoquez ici, le conduira immanqueblement au péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). C'est le grand intérêt de ce commentaire, dont je vous remercie, mon frère Charlie, en vous disant encore la joie que j'ai eue de vous rendre visite à Lille, à vous tous missionnaires du Nord. Merci pour ce commentaire, Charlie. Il faut le lire avec attention, mais je pense que beaucoup d'entre nous le feront.
Tout agissement, petit ou grand, visant à enrégimenter l'humain — nous vivons enrégimentés de belle manière — menace l'équilibre psychique et le bonheur de l'homme, raison pour laquelle les lois et la justice n'ont jamais pu et ne peuvent toujours pas empêcher la délinquance, la criminalité, l'antisocialité, le dévoiement, l'infraction, la transgression, etc. L'homme n'est pas bâti pour se conformer à la loi sauf s'il y trouve un avantage — raison pour laquelle les classes de société les mieux loties sont les plus obéissantes aux lois.
Sans loi ni contraintes autres que celles de la raison, dont l'amour est un des gros étais ou accotoirs, l'homme continue à vivre et même à vivre mieux. Qu'on n'en doute pas !
Cette volonté politique, qui va empirant, de limiter la liberté repose sur une total incompréhension ou sur un vicieux refus de la nature humaine, qui d'elle-même sait ce qu'il lui faut. N'est-ce pas évident dans les manifestations des Gilets Jaunes ? J'ai encore dans la tête, et j'en peine encore, les vociférations indignées des media télévisés contre les Gilets Jaunes qui taguaient l'Arc de Triomphe, comme s'il s'agissait d'un blasphéme... Mais qu'est-ce qui était plus important ? Ce gros tas de pierre ou les humains qui montraient avec raison leur indifférence à cette chose monumentale ? J'ai été tout aussi choqué, le soir du 15 avril dernier quand Notre Dame brûlait, que la télévision fasse entendre uniquement les badauds catastrophés et larmoyants, mais aucun des badauds, sur lequels elle était forcément tombé, qui disait par exemple : "On s'en fout", ou "Bof ! C'est triste mais ce n'est jamais qu'un grosse et vieille maison en flamme !" ou : "L'important est qu'il n'y ait pas de victime." Plus l'homme, parce qu'il est un artiste, au moins l'artiste de lui-même, donc créateur de lui-même, est libre, plus il est proche de l'image et ressemblance du Créateur, plus il apporte de profit à l'humanité en général et plus il méconnaît l'accessoire, serait-il patrimonial. Il n'est pas désagréable de vivre au milieu d'accessoires patrimoniaux, je n'ai rien contre eux, mais on s'en passera volontiers si l'homme trouve l'amour et le bonheur.
Cette connaissance fondamentale est vieille comme le monde. Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas éduquer les enfants, mais que cette éducation doive être très différente, fondée sur l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence spirituelle libre bien avant la connaissance mathématique, technique, civique, culturelle, etc.
Il faut défendre à la fois la liberté et l'utilité nécessaires de cette liberté. Je ne suis sûrement pas le premier à le dire, quoique j'aie peu de connaissance de la littérature anarchique. Il est clair que Jésus fut un des plus évidents défenseurs de l'anarkia qui aient foulé le sol de la Terre, mais on peut en dire de même de Zoroastre(Sarsouchtratame, Rév d'Arès xviii/3), de Bouddha, etc. L'homme a une aspiration éternelle à intégrer à sa vie les fertilité et générosité spirituelles. C'est d'une importance capitale pour comprendre la nécessité de l'amour, du pardon, de la paix, de l'absence de préjugés, qui sont tant le moteur que le résultat évidents qu'est l'anarkia.

Michel Potay

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