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Ce premier site sur les PUHCs est à l’initiative de quelques Pèlerins d’Arès de Bretagne. Il continuera de s’enrichir et d’évoluer à l’avenir. Merci de vos avis et contributions pour améliorer ce site. Pour autant, il ne prétend pas être l’unique manière de présenter le projet de Petites Unités Humaines Confédérées inspiré par Michel Potay.

Le terme pénitence est employé à plusieurs reprises dans nos articles mais il ne signifie pas remords ou punition comme la religion et la culture nous l’ont transmise, mais joie et fête de celui qui change sa vie en s’efforçant d’aimer tous les hommes, de pardonner, de faire la paix et d’équilibrer l’intelligence intellectuelle avec l’intelligence du cœur libre de préjugés.


L’avenir appartient aux petites nations

La crise sanitaire atténue le clivage entre pays développés et pays émergents.

Un classement publié par un think-tank australien, le “Lowy Institute”, place la France en très mauvaise position par rapport aux autres pays quant à sa gestion de la crise sanitaire. Dans cette étude, l’efficacité des États ne dépend plus réellement de leur richesse, relève Maxime Tandonnet dans “Le Figaro”.
“J’ai volé trop loin dans l’avenir. Un frisson d’horreur m’a assailli,” raconte Zarathoustra, sous la plume de Nietzsche. L’histoire contemporaine est marquée par de profondes ruptures qui interviennent tous les dix ou vingt ans et bousculent les certitudes et les équilibres de la société internationale. Le 8 mai 1945 ; la décolonisation ; la défaite américaine au Vietnam en 1975 ; la chute de l’URSS en 1991 ; le 11 septembre 2001. La crise planétaire du Covid-19, sur le plan sanitaire, comme sur celui de son impact moral, économique et social, est une nouvelle secousse mondiale dont chacun pressent que les conséquences seront titanesques.
Face au brouillard de l’avenir, tous les efforts d’analyse et de prospective méritent de retenir l’attention. L’institut australien “Lowy publie” un classement des États au regard de la qualité de leur traitement politique de la crise du Covid-19. Son approche présente sans doute des imperfections tenant aux sources hétérogènes des statistiques utilisées. Toutefois, cette étude comparative a l’intérêt de fournir un panorama global fondé sur des critères objectifs. Elle repose sur plusieurs paramètres, dont le nombre de cas confirmés et celui des morts par million d’habitants, celui des cas confirmés par millier de tests et celui des tests réalisés pour 1000 personnes. Chaque pays se voit décerner une note entre 0 et 100 points.
Cette étude peut être révélatrice de ce que seront la capacité de résistance et le potentiel d’influence des États dans le monde de l’avenir.
L’étude australienne revient, de fait (avec toutes les limites s’attachant à l’exercice), à mesurer les facultés d’adaptation des Nations face à une épidémie globale et ses conséquences psychologiques, c’est-à-dire une crise typique de la mondialisation. Ainsi, elle peut être révélatrice de ce que seront la capacité de résistance et le potentiel d’influence des États dans le monde de l’avenir. Ses résultats bouleversent les certitudes et les évidences au regard de l’échelle traditionnelle des puissances.
Ainsi, ils relativisent le clivage entre pays développés et pays émergents ou en développement. Parmi les plus spectaculaires réussites, se trouvent des États traditionnellement classés au bas de la hiérarchie du développement : le Rwanda, 6ème ou le Sri Lanka, 10ème. Certains grands États industriels se situent en queue de classement, dont la première puissance mondiale, 94ème sur 98… La densité du peuplement des uns et des autres n’est évidemment pas comparable, mais pour la première fois, face à la tempête de la Covid-19, l’urbanisation massive se présente comme une fragilité.
Selon la moyenne établie par le “Lowy Institute”, les pays développés conservent certes un avantage, mais avec une marge réduite, et sans le moindre rapport avec l’écart des richesses: 57,4 points contre 44,5. Ces résultats mettent aussi en question le lien entre la réussite et la dimension des États (surface, population). Une leçon évidente se dégage de la crise de la Covid-19: “Small is beautiful” [C’est ce qui est petit qui est beau]. Les six premiers succès reviennent à la Nouvelle Zélande (94,4 points), le Vietnam, Taïwan, la Thaïlande, Chypre, le Rwanda. En revanche, les grands pays font naufrage: la Russie, à la 73ème place, l’Inde à la 86ème, Les USA à la 94ème, le Brésil à la 98ème.
Cette étude établit enfin la supériorité des organisations politiques fondée
Ainsi, ils relativisent le clivage entre pays développés et pays émergents ou en développement. Parmi les plus spectaculaires réussites, se trouvent des États traditionnellement classés au bas de la hiérarchie du développement : le Rwanda, 6ème ou le Sri Lanka, 10ème. Certains grands États industriels se situent en queue de classement, dont la première puissance mondiale, 94ème sur 98… La densité du peuplement des uns et des autres n’est évidemment pas comparable, mais pour la première fois, face à la tempête de la Covid-19, l’urbanisation massive se présente comme une fragilité.
Selon la moyenne établie par le “Lowy Institute”, les pays développés conservent certes un avantage, mais avec une marge réduite, et sans le moindre rapport avec l’écart des richesses: 57,4 points contre 44,5. Ces résultats mettent aussi en question le lien entre la réussite et la dimension des États (surface, population). Une leçon évidente se dégage de la crise de la Covid-19: “Small is beautiful” [C’est ce qui est petit qui est beau]. Les six premiers succès reviennent à la Nouvelle Zélande (94,4 points), le Vietnam, Taïwan, la Thaïlande, Chypre, le Rwanda. En revanche, les grands pays font naufrage: la Russie, à la 73ème place, l’Inde à la 86ème, Les USA à la 94ème, le Brésil à la 98ème.
Cette étude établit enfin la supériorité des organisations politiques fondées sur le respect de la démocratie et les libertés sur les systèmes autoritaires.
L’avenir, dans le monde global, appartient aux petites et moyennes nations — susceptibles de se coaliser [ou de se confédérer] —face aux superpuissances et aux empires.

L’étude le suggère sérieusement attribuant une moyenne de 56,5 points aux petits États, 47,2 aux moyens et 31,7 aux grands. La Chine quant à elle n’est pas évaluée en raison du manque de fiabilité de ses statistiques.
Cette étude établit enfin la supériorité des organisations politiques fondées sur le respect de la démocratie et les libertés sur les systèmes autoritaires. De manière emblématique, elle oppose la Nouvelle-Zélande, en tête du classement, à l’Iran des Ayatollahs, parmi les derniers, justes devant le Brésil. Au total, la moyenne des pays démocratiques est de 50,8 points et celle des systèmes autoritaires de 49,2 points. Ce résultat peut sembler paradoxal : un système autoritaire est présumé adapté aux situations de crise en raison de sa capacité à imposer des contraintes.
Dans les faits, face à une situation épidémique, face aux crises de demain, le secret de la réussite semble davantage tenir à la cohésion des peuples, à l’esprit de confiance qui les anime qu’à la rigueur bureaucratique.
Elle met enfin en lumière la faillite de la politique française, comme si la crise de la covid-19 était révélatrice d’un spectaculaire déclin.
La France se situerait au 73ème rang pour la qualité de sa gestion politique de la covid-19, derrière l’Allemagne (55ème), l’Italie (59ème), le Royaume-Uni (66ème), la Belgique (72ème).
La responsabilité de cette débâcle est sans doute le fruit d’un effondrement de long terme. Elle procède, au moins en partie, d’un mode d’exercice du pouvoir politique fondé sur le culte de la personnalité, le spectacle narcissique et manipulateur et la grandiloquence stérile, l’obsession de la réélection au détriment du bien commun et le mépris des gens qui détruit la confiance populaire.
Par-delà les échéances électorales, la déroute française face à la crise du covid-19 pourrait être l’occasion d’un questionnement national sur les causes de l’échec et d’une remise en question salutaire d’un modèle qui de toute évidence, conduit à l’abîme. Mais pour l’instant, l’heure est à l’aveuglement et au déni.
Le Figaro, Île de France
Dans les faits, face à une situation épidémique, face aux crises de demain, le secret de la réussite semble davantage tenir à la cohésion des peuples, à l’esprit de confiance qui les anime qu’à la rigueur bureaucratique.
Elle met enfin en lumière la faillite de la politique française, comme si la crise de la covid-19 était révélatrice d’un spectaculaire déclin.
La France se situerait au 73ème rang pour la qualité de sa gestion politique de la covid-19, derrière l’Allemagne (55ème), l’Italie (59ème), le Royaume-Uni (66ème), la Belgique (72ème).
La responsabilité de cette débâcle est sans doute le fruit d’un effondrement de long terme. Elle procède, au moins en partie, d’un mode d’exercice du pouvoir politique fondé sur le culte de la personnalité, le spectacle narcissique et manipulateur et la grandiloquence stérile, l’obsession de la réélection au détriment du bien commun et le mépris des gens qui détruit la confiance populaire.
Par-delà les échéances électorales, la déroute française face à la crise du covid-19 pourrait être l’occasion d’un questionnement national sur les causes de l’échec et d’une remise en question salutaire d’un modèle qui de toute évidence, conduit à l’abîme. Mais pour l’instant, l’heure est à l’aveuglement et au déni.
Le Figaro, Île de France
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/la-crise-sanitaire-attenue-le-clivage-entre-pays-developpes-et-pays-emergents-20210202?fbclid=IwAR2EsGMiWwsnrsg5nNNioMsPy6BuLOsn4fsFCaFvlWx26QTRPi_ldJ62PHI

Extraits de la réponse de Michel Potay dans son blog 
L’idée qui émerge de cet article de Maxime Tandonnet est que l’intelligence et le souci de la liberté authentique (non des autorisations que donnent les lois) résident manifestement dans des petites unités humaines et je me réjouis que se vérifie la thèse des petites nations souveraines dont l’idée ressort d’une lecture attentive de La Révélation d’Arès.
La crise de la covid-19 a fait entrer la politique dans une ère nouvelle. A contrario si je peux dire, puisque cette ère est celle du déclin. Les grandes masses : Chine, Russie, Brésil… France, recourront évidemment à l’hyperautorité ou même à la dictature pour contrecarrer ce sort pitoyable de la politique mais cela ne dure jamais, l’Histoire le confirme….
http://michelpotayblog.net/226.html/226Patience-comments-french.html

 

Nos  publications récentes

Peut-on gouverner sans police ?

Lors du début d’un interview sur la chaine Thinkerview, à la question:
« PEUT-ON GOUVERNER SANS POLICE ? » deux membres du syndicat VIGI-police répondent:
Noam Anouar: « On devrait pouvoir gouverner sans police, au moins théoriquement, mais aujourd’hui en France on ne gouverne hélas qu’avec la police…
Alexandre Langlois: « Dans les petites communautés ou tout le monde se connait, pourquoi pas. Mais à une plus grande échelle je ne pense pas. »

Voilà qui donne des arguments à ceux dont nous sommes qui veulent éclater la France en petites unités humaines confédérées et souveraines —les PUHCs — pour que les hommes se connaissent mieux. Les pouvoirs de masse ont besoin de « forces coercitives » pour gouverner et gérer la diversité. Ce qui est moins le cas pour les petites unités humaines. La fédération Suisse est un bon élève avec 218,9 policiers pour 100 000 hab. qui la classe parmi les taux les plus bas dans les pays européens; la France elle, compte 373 policiers et gendarmes pour 100 000 habitants.
(sources: https://www.swissinfo.ch/fre/a-l-épreuve-des-faits_la-suisse-a-t-elle-moins-de-policiers-que-les-pays-voisins/42382204
https://www.senat.fr/rap/r07-271/r07-2719.html)

Voici ce qu’écrit Michel Potay sur son blog après avoir effectuer un voyage d’étude en Suisse
“Il s’agit de concilier le bon sens, la vertu et la liberté pour en faire un mode de citoyenneté en petite unité humaine. Cette conciliation est très difficile dans une humanité qui est, erronément, de plus en plus convaincue de la nécessité des grandes masses et de lois appliquées au plus grand nombre. Admirable me semble donc une loi appliquée à une seule vallée des Alpes comme c’est le cas d’Uri où j’ai déjeuné hier. Une promenade dans les rues d’Altdorf — chef-lieu du canton — ne donne pas à cette petite, très petite ville, une impression spéciale d’originalité et pourtant c’est la capitale d’un état indépendant et souverain. À la sortie de l’école les enfants de six à huit ans entrent chez eux seuls, très polis (disent bonjour), les voitures s’arrêtent aux passages piétons pour les laisser passer, pas d’adultes pour les accompagner. Cependant, sur la route du tunnel Saint-Gothard circulation importante. Cette petite ville ne donne nullement l’impression d’une ville du bout du monde. C’est une ville moderne très active, mais avec d’évidentes paix et sécurité. Il y a longtemps qu’on ne voit plus ça en France.” ….
“En une semaine d’allées et venues dans les cantons de Lucerne, Schwiz, Uri, Glaris, Nidwald et Oberwald je n’ai pas vu un seul policier, je n’ai pas la moindre idée de l’uniforme qu’ils portent ou plutôt des uniformes qu’ils portent.”
(michelpotayblog.net entrée 181) 

Covid-19, confinement et PUHC

Au lieu de dépendre d’un État centralisé, tenu par une minorité qui n’est ni plus compétente ni plus sage que d’autres, imposant son seul point de vue et sa décision autoritaire à la nation entière. Un Etat capable de nous mentir pour nous “protéger“ en nous “confinant“ dans l’ignorance, la peur et la punition comme le montre la gestion de la crise sanitaire du Covid 19. Au lieu d’être “pendus“ à un “pouvoir confiné et hors sol“ comme le qualifie le site Mediapart, ne serait-il pas temps de réfléchir pour créer des petites unités humaines souveraines et confédérées à l’image des cantons en Suisse? Des petites unités fondées sur les compétences, les choix de mode de vie, de lieux et d’économies, petites unités innombrables et variées en formes et en fonds, qui se confédéreront pour des réalisations qui nécessiteront leur collaboration . Ces Petites Unités Humaines Confédérées et souveraines ou PUHC, proposées par des Pèlerins d’Arès devraient naturellement apparaître comme une alternative cohérente, concrète, possible, présentant d’énormes avantages à tous les niveaux outre qu’elles favoriseront aussi l’épanouissement spirituel de l’individu.


L’incurie de l’Etat 
ne date pas d’aujourd’hui mais devient flagrante pendant cette crise sanitaire.
Outre qu’il n’est sûrement pas une nécessité absolue sur le strict plan sanitaire, le confinement actuel de toute la population française résulte de l’incurie de l’État face à l’arrivée de l’épidémie du Corona.

D’une
part les hôpitaux ont été laissés à l’abandon pendant des
années et ce n’est pas faute au personnel soignant de l’avoir
signalé et manifesté. D’autre part, l’épidémie a mis 2 mois à
venir chez nous depuis la Chine et notre ministre de la santé
publique avait largement les moyens et le temps d’organiser en
urgence les services de soin du pays pour y faire face
intelligemment, comme un État moderne peut le faire, c’est-à-dire
par des mesures de prévention telles que le gel, les masques, les
tests et anticiper un dépistage systématique, suivi d’un
diagnostic et d’un éventuel traitement et confinement ciblé, le
tout avec des lits et des respirateurs supplémentaires.

Au lieu de ça, rien, et même pire : des annonces lénifiantes et laxistes du genre, le masque ne sert rien, la Chine c’est loin, ça n’arrivera pas jusqu’à nous, etc… A côté de cela on apprend que le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offres pour l’acquisition de plus de 650 drones, pour un montant dépassant les 3,5 millions d’euros pour surveiller les citoyens .

Les
décisions et annonces de ce qu’on appelle les « autorités »
n’ont cessé d’être hésitantes, maladroites, contradictoires et
anxiogènes – nous sommes en guerre déclare 6 fois Mr Macron dans
son discours du 16 mars – ce qui montre qu’elles sont totalement
dépassées par l’événement. Le confinement de tous sans nuance
apparaît plus de ce point de vue-là comme une façon de noyer le
poisson, de bâillonner un peuple, de camoufler sous une mesure
autoritaire le manque d’anticipation, l’imprévoyance et
l’inconséquence notoires dont l’État a fait preuve.

La nécessité du confinement est-elle justifiée ? Rien n’est moins sûr parce que le virus n’est pas aussi mortel que le laissent entendre les médias, une grippe virulente, sauf pour les personnes âgées et certaines personnes à risque, mais il est très contagieux. Tout un chacun pourra le constater après coup dans les chiffres globaux des décès de cette année 2020, ce que le professeur Raoult prévoyait dès la mi-mars. Ce que les médias racontent tous les jours ressemble donc à… de la propagande.
Cerise sur le gâteau de l’incurie, ce spécialiste international des maladies infectieuses qu’est le docteur Didier Raoult a inauguré un traitement à base d’un antiviral archiconnu, très peu cher, l’hydroxychloroquine (Plaquénil ou Nivaquine), associé à un antibiotique (Azithromycine) mais qui rebutent les lobbies puissants de l’industrie pharmaceutique qui espèrent de gros bénéfices avec la mise au point d’un nouveau vaccin. La collusion entre l’État et les grands laboratoires de l’industrie pharmaceutique apparait au grand jour.

Voir cette analyse pertinente de la crise sanitaire par l’anthropologue Jean-Dominique Michel. https://www.athle.ch/2020/04/26/covid-19-a-ne-pas-manquer-notre-interview-de-crise-avec-jean-dominique-michel/?fbclid=IwAR0zN45SF-Ruc2r6b5ELuue1irZD0PO6YYvyc9XzkDYQkn-GF4P6WWIumRM

Mais
l’incurie des gouvernants n’est pas propre à ce gouvernement-là,
elle est structurelle, chronique, dans un monde sous le péché, dont
il résulte la domination du pouvoir (orgueil) et l’argent
(égoïsme, cupidité).

Le
confinement de tous, décidé par un seul, apparait comme un choix
contestable qui risque de faire bien plus de victimes que le virus
lui-même. « Entre deux maux il faut savoir choisir le
moindre » dit avec sagesse le prophète
Michel Potay (témoin de la Révélation d’Arès). Il nous aurait
fallu vivre avec le Corona comme on vit avec la grippe saisonnière,
et continuer de travailler, tout en prenant les mesures et
précautions sanitaires nécessaires qui sont évidentes, car qui a
envie de tomber malade ou de mourir ? Tandis que le mal
économique, vu la fragilisation des humains face aux problèmes
matériels, peut faire plus de dégâts que ne fait le Covid-19. Vous
parlera-t-on du désespoir des indépendants en faillite, des
suicides, des soucis qui tuent, des divorces, des pertes d’emploi,
des gens qui ne se supportent pas, etc. ? Je ne sais pas, mais j’en
doute. Le propre du pouvoir politique est de mettre en valeur jusqu’à
l’abrutissement tout ce qui protège ou paraît protéger la
population mais de taire tout ce qui, du fait de la situation
précédente, entraîne des problèmes qui peuvent être dramatiques
ou dévoilerait son incompétence notoire.

La
démocratie était un leurre 

La
structure étatique traduit l’asservissement du grand nombre à
quelques-uns, ce qui est contradictoire avec une fraternité réelle.

Nous sommes tous soumis à un système, dont l’État
représente le sommet, « l’autorité » reconnue et
consacrée, mais qui n’envisage l’homme que pris dans une grande
masse qu’il tente sans cesse d’uniformiser par ses lois et ses
normes.

Si les gouvernants du moment sont incompétents, c’est un grand nombre de personnes qui vont payer l’incompétence de cette minorité ayant pouvoir de décision sur leurs vies. C’est ce qui est en train de se produire.
Ce qu’on appelle démocratie n’a jamais été en réalité que la concurrence entre des idées qui s’opposent, représentées par des professionnels, les politiques, qui n’ont vocation qu’à prendre le pouvoir. La plupart d’entre nous ne connaissent pas leur député et lui reste dépendant de son parti et se soucie assez peu des gens qu’il est censé représenter. Les Gilets Jaunes avaient déjà révélé que « la démocratie du peuple par le peuple » n’était qu’une belle formule sans réalité. Par le confinement, la démonstration se fait à l’échelle de la nation tout entière, la démocratie n’était vraiment qu’une fiction puisque 67 millions d’habitants peuvent être sous la houlette d’un seul : le président, qui apparaît comme l’avatar du roi, décidant « souverainement » (entendez autoritairement) qu’ils doivent rester chez eux, pour leur « bien » naturellement.

Cette
crise peut être l’occasion de voir plus loin que le changement du
personnel politique, qui ne pose jamais que la question de qui va
exercer le pouvoir. Or c’est la question même de la légitimité
du pouvoir d’un homme sur un autre, outrepassant sa conscience, qui
est ici posée. Il ne s’agit donc pas d’une réforme de l’État
ou d’un changement constitutionnel, ce que d’aucuns vous
proposeront au sortir de la crise. Fondamentalement il faut voir
qu’une masse donnant son pouvoir entre les mains de quelques-uns se
lie pieds et poings liés dans des situations exceptionnelles telles
que celle que nous traversons et ce, plus souvent pour le pire que
pour le meilleur. Là encore La Révélation d’Arès et son prophète
nous enseignent que « les risques de la liberté sont
moins graves que les risques du système», comme on a pu le voir
avec les 2 dernières guerres mondiales du siècle dernier (14-18) et
(39-45) qui ont ravagé le monde comme aucun virus ne l’a encore
jamais fait.

Les
lois mettent en danger nos libertés fondamentales 

C’est beaucoup plus flagrant avec les lois relevant de l’état d’urgence sanitaire, entendez par là, la panique et la négligence des « autorités » face à l’épidémie. En parlant de « guerre », le président Macron a pu faire voter des lois d’exceptions qui font peu de cas des grands principes affichés. Ainsi, la liberté de circulation stipulée dans la Constitution comme le droit pour tout individu de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d’y revenir, est rayée du jour au lendemain, et ce, bien qu’elle soit garantie par l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
On voit combien théoriques sont ces garanties, mais au-delà de cette période si particulière, c’est la nature même de la loi qui doit être interrogée parce que la loi se substitue toujours à la conscience de l’homme individuel. Toujours contraignantes, les lois de masse sont le plus souvent aberrantes. Les exemples d’abus ne manquent pas en ce moment quand certains policiers font du zèle : – Mettre une amende à une femme qui va acheter sa baguette de pain chez le boulanger sous prétexte qu’acheter une baguette de pain n’était pas suffisant pour justifier une sortie- Un homme de 32 ans voulant éviter la cohue, préfère un supermarché de Lorient à son hyper habituel de Lanester (banlieue de Lorient), la sortie lui vaudra une amende de 135 € – Un autre parce qu’il a oublié son attestation de déplacement alors qu’il conduisait un corbillard dans un cortège funèbre.

On
pourra relever au passage qu’en Allemagne, en Autriche ou en Suisse,
le confinement n’est pas obligatoire c’est chaque landers ou cantons
qui décident, il n’y a pas d’amendes, les responsables font
confiance aux citoyens.

Ci-dessous un article qui compare la gestion de la crise sanitaire entre la France et l’Allemagne.

https://www.linkedin.com/pulse/parcs-bond%C3%A9s-%C3%A0-berlin-vs-rues-d%C3%A9sertes-paris-qui-raison-celia-maury

La
dramatisation de la crise a des desseins politiques

Devant cette situation ou le nombre de morts journalier est répété en boucle sur les grands médias pour bien effrayer la population et justifier des mesures draconiennes, tout se passe comme si les humains découvraient tout à coup qu’ils sont mortels. Le covid 19 va seulement en tuer un tout petit peu plus ou avancer l’heure du départ pour l’au-delà des plus anciens, infime proportion de tous ceux qui meurent chaque jour, en moyenne plus de 1600 personnes en France en temps normal. Habituellement on n’annonce pas les chiffres des morts quotidiennes dont l’homme se soucie si peu et aurait tendance même à les ignorer comme quelque chose d’honteux. Pourquoi une telle panique ? Sur le plan rationnel, c’est assez incompréhensible, il faut y voir un humain animalisé à l’extrême qui, ayant renoncé à toute transcendance, n’a plus d’au-delà, voit son horizon borné à sa seule vie biologique.
C’est évidemment une aubaine pour les pouvoirs qui espèrent ainsi par leur rôle protecteur retrouver une crédibilité perdue. Mais c’est un très grand risque pour les citoyens qui risquent de voir leurs libertés amputées de façon permanente, d’être soumis à un contrôle régulier et systématique et ce, pour beaucoup par un pouvoir dans lequel ils ont perdu confiance.
Bref l’état d’urgence risque de se prolonger indéfiniment en rendant les citoyens totalement inoffensifs, dociles et soumis.

Le
temps est venu d’envisager sérieusement les PUHC

Le confinement n’est-il pas l’occasion rêvée de réfléchir à une nouvelle façon de s’organiser collectivement, de faire société ?
Nous laisserons-nous encore et toujours soumettre au système par lequel des hommes veulent et peuvent en dominer d’autres ? Après la crise, les mises en accusation ne vont pas manquer, et les procès sans doute pleuvoir. On trouvera des coupables mais pas responsables, des responsables mais pas coupables, des coupables responsables, des irresponsables innocents, etc. Aucun procès n’apportera la « justice » attendue, le mal aura été fait. La Justice, la vraie, attend toujours dans le cœur des hommes.

Le mal, il faut cesser de le faire : les remords, regrets, punitions, commémorations et grandes déclarations ne servent à rien si on continue comme avant. Il faut donc le pardon envers les irresponsables qui nous gouvernent dont nous sommes tout autant responsables pour les avoir mis là, à nous gouverner. La justice des hommes basée sur la vengeance n’apporte rien sinon la violence et de nouvelles souffrances.

Il faut commencer à envisager tout autre chose qu’une réforme même constitutionnelle, en profiter pour imaginer des regroupements de populations à l’échelle humaine. Ce qui est intolérable, c’est que 67 millions d’habitants, chacun(e) disposant d’un cerveau, d’un cœur et d’une conscience, soient sous la coupe de quelques-uns, voire d’un seul dans des conditions exceptionnelles. La démocratie qui n’était déjà qu’une oligarchie tend vers la dictature.
Le principe même d’une grande masse de population n’est pas humain. Les hommes ont besoin de se connaître, de s’apprécier, de se sentir, de se faire confiance. Dans la masse, chacun(e) est anonyme, l’homme devient un numéro de sécu, de carte d’identité, de livret militaire, d’électeur, etc. Les gouvernants pensent leurs compatriotes comme une masse salariale, des consommateurs, des imposables, des électeurs potentiels, etc… Ils ne pensent pas l’homme dans son humanité si je puis dire, leurs écoles leur parlent chiffres, taux d’intérêt, coût, pourcentage, statistiques, sondages,… elles ne leur parlent pas du cœur de chacun, ni du leur. Tout est dans la tête dans le compte dominant.

« L’homme
compte, l’homme compte, le rêve cache la nuit
 »
(Révélation d’Arès II/14). C’est la conception même d’une
grosse masse humaine telle qu’une nation qui doit être totalement
repensée. Il faut morceler ce qui animalise l’humain, le rend
manipulable par des pouvoirs sans scrupule. Pour cela, le modèle des
cantons suisses présente un certain intérêt et peut servir
d’inspirateur.

C’est
pourquoi en tant que Pèlerins d’Arès nous proposons les PUHC,
Petites Unités Humaines Confédérées

et souveraines d’elles-mêmes, c’est-à-dire de petits
territoires au cœur desquels les habitants reprennent en main
localement leurs vies en société et deviennent les souverains de
l’entité qu’ils forment.
Ces petites unités ne
recréeraient pas un enfermement administratif et une lourdeur
bureaucratique comme ceux d’un État-nation actuel, mais se
définiraient plus par des limites d’ordre à la fois géographique
et économique, l’économie devant répondre en priorité aux
besoins de base de la communauté et la politique à la stricte
gestion de la cité. Les responsables élus par les citoyens, seront
des gestionnaires révocables à tout moment s’ils ne donnent pas
satisfaction. Voici ce qu’en dit Michel Potay dans son blog en
se référant à Platon : « Il faut avoir une très forte
et complète idée du Bien pour
se conduire avec sagesse tant dans la vie privée que dans la vie
publique. Autrement dit, les dirigeants de la cité doivent être
dotés d’une riche spiritualité pour accéder à la gérance des
affaires publiques non par ambition personnelle, mais par nécessité
et par devoir. ……. »

Ces
petites unités se confédéreraient entre elles pour répondre à
des nécessités plus lourdes comme la production d’énergie, les
infrastructures : hôpitaux, autoroutes, les universités, etc.

Quelques
autres avantages des PUHC

Un premier avantage qui saute aux yeux, est que, dans une crise comme celle de covid-19, les réponses à l’épidémie pourraient être très diversifiées, plus adaptées aux spécificités locales, tout en ayant le même souci de base d’éviter la propagation de l’épidémie. Certains pourraient confiner et se fermer quand d’autres ne le feraient pas à l’instar de pays comme la Hollande la Suède ou la Suisse (ça dépend des cantons) qui n’ont pas choisi sciemment le confinement, pour s’en tenir à l’Europe.
La prévoyance sanitaire face à une pandémie serait certainement beaucoup plus vigilante et réactive que pour une grosse nation comme la France, ou tout est lent, bureaucratique et pesant. Cela s’avère dramatique quand la vie d’hommes et de femmes sont en jeu. Le docteur Raoult a trouvé un traitement qui fonctionne mais du fait qu’il ne soit pas passé par un protocole pharmaco-administratif tatillon, le gouvernement refuse de le généraliser et même interdit aux médecins généralistes de le prescrire.

Seuls
les hôpitaux sont habilités à le délivrer et encore, uniquement
dans les cas les plus graves, alors que le professeur Raoult avait
déclaré qu’il n’était efficace qu’en début de maladie pour faire
baisser rapidement la charge virale et qu’ensuite il était inutile.
Les autorités relayées par les médias à leur solde ont prétendu
qu’il pouvait être dangereux alors qu’il était en vente libre dans
les pharmacies jusqu’au 20 janvier dernier, date à laquelle Agnès
Buzin ancienne ministre de la santé en a interdit la vente libre.
Étrange coïncidence, non ?

Par rapport à tous les autres problèmes signalés relatifs au système lui-même, les PUHC apporteraient leurs réponses positives et spécifiques. Si l’une se trompe ce ne serait pas 67 millions de personnes qui en supporteraient le coût mais quelques centaines de mille, et on pourrait vite y remédier, la petite taille permettant une flexibilité plus grande. Et ce, dans tous les domaines, d’autant que cela se ferait sous la volonté collective directe des premiers concernés : les habitants eux-mêmes.

Tous les inconvénients du système : fausse démocratie, tendance à la dictature en cas de crise, collusion avec de grands groupes industriels ou financiers, volonté d’hégémonie… pourraient sinon totalement disparaître, du moins perdre sensiblement de leur nocuité.
Par rapport aux besoins de base, notamment alimentaires, le circuit court s’imposerait de lui-même. L’auto-subsistance raisonnée devrait gouverner l’activité productive à tous les niveaux, tant dans les fournitures de matière première que pour les petites industries nécessaires aux besoins matériels de base, sans être soumis à une mondialisation absurde comme on l’a vu pendant cette crise où notre pays était démuni de tout, incapable de produire des masques et du gel en grand nombre par lui-même et très vite. Même chose pour les appareils respirateurs qui ne demandent pas une technologie très pointue. D’autres solutions seraient trouvées en matière de monnaie et de banque qui pourrait mettre la communauté à l’abri des spéculations de la grande finance.

Enfin les PUHC offrent un cadre bien meilleur pour l’amélioration de l’humain lui-même, le commencement et l’encouragement de sa vie spirituelle que le Créateur appelle pénitence dans La Révélation d’Arès. (Terme qui ne signifie pas remords ou punition comme la religion et la culture nous l’ont transmise, mais joie et fête de celui qui change sa vie en s’efforçant d’aimer tous les hommes, de pardonner, de faire la paix et d’équilibrer l’intelligence intellectuelle avec l’intelligence du cœur libre de préjugés). L’humain spirituel devient un citoyen libre au sens fort parce qu’il devient responsable non seulement de lui-même et des siens, mais de l’ensemble dans le tout auquel il contribue. De plus il dépasse autant la peur du système que la peur de la mort, devient plus réfléchi tout en étant aussi plus solidaire. A un tel citoyen on ne pourrait pas faire avaler les mensonges et tergiversations que nos actuels gouvernants nous ont fait gobber.

Si
la mondialisation montre ses effets pervers, l’État-nation et le
nationalisme qu’il induit ne sont pas davantage un recours. L’homme
n’est pas fait pour être un code barre sur une puce que l’on peut
contrôler à distance, un anonyme dans une masse. Les petites unités
pourraient s’inscrire dans un cadre confédéral européen
débarrassé du pouvoir et de la bureaucratie.

L’homme
a besoin d’épanouir son individualité unique, sa vie spirituelle,
et cela n’est possible que dans une organisation sociétale à
échelle humaine. Ce que préconisait déjà l’économiste et
philosophe Léopold Kohr dans son livre « Small is beautiful »
pour lequel il reçut le prix Nobel alternatif en 1983.

Ce
n’est que dans ces petites unités que l’humain peut véritablement
vivre l’amour du
prochain, le pardon,
l’intelligence
du cœur auprès de ses frères humains, ainsi créer son âme et
évoluer vers un monde plus heureux, et même Heureux au sens fort,
tout court, un monde de conscience, d’amour et de liberté absolue.
C’est ce que les Pèlerins d’Arès ont déjà démarré avec
leurs assemblées.

Rencontrez-les pour en parler et préparer avec eux le monde de
demain.

Claude Minière et Denis Kerbellec


DE L’ANARCHISME À L’ANARKIA:

“Sous un grand nombre de formes l’anarchisme a cherché à construire une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières. Il a cherché la liberté, l’égalité, la solidarité et la sécurité entre tous sans lois ni pouvoir, ni police, ni juges, ni prisons. Mais il n’a que rarement, brièvement et très localement atteint ce but, parce que son objectif n’a été que moral, social et matériel et n’a pas pu surmonter la disproportion des forces, la force des pouvoirs étant toujours plus élevée. L’anarchisme a oublié la force du spirituel, qui est le propre de l’humain.
Il est faux de dire que l’anarchisme n’est qu’une pagaille destructrice ; il a eu ses stratégies décidées égalitai­rement, participativement et consen­suellement, mais qui ont toujours manqué de puissance et qui n’ont fait qu’étincelles dans des actions inachevées sans jamais allumer le seul Feu (Rév d’Arès xLi/5-7) qui puisse prendre.
Aucune des formes de l’anarchisme rationaliste n’a d’avenir.
La pénitence, donc l’anarkia, ne peut bien fonctionner que dans des petites unités humaines sans chef ni dominateur, pour les tâches publiques desquelles sont désignés d’une façon ou d’une autre des gérants sans pouvoirs politiques et révocables à tout moment. Or, ce principe n’est réalisable que si sont soudés par l’amour les liens humains jusqu’à présent soudés par la loi. ….”
Extrait de l’entrée 207 du blog de Michel Potay.

207 Anarkia


Pourquoi vivre sans pouvoir deviendra une nécessité!

20avr19 207C6
Vouloir l’absence de pouvoir semble irresponsable dans une société soumise depuis des temps et des temps aux directives, règlementations, décisions d’une minorité de puissants, quelle que soit la forme dans laquelle celle-ci s’inscrit (idéologique, politique, économique, religieuse, judiciaire …). Il y a là quelque chose qui bloque la pensée de l’homme ordinaire, car dans celle-ci  il manque un élément important de réflexion, la présence de l’amour. Il est facile à comprendre que l’absence de pouvoir exige la présence de l’amour, sinon c’est la pagaille. Amour et pouvoir ne peuvent cohabiter. Il y a mésentente. L’un ne peut pas être avec l’autre.
1/ Sur le plan personnel, il y a déjà opposition entre le pouvoir qui est contrainte et l’amour qui est chaleur, bienveillance. Le pouvoir n’est pas que chez les autres. Le pouvoir, on peut le subir mais on peut aussi l’exercer. L’amour, c’est pareil ! Il y a celui que l’on reçoit et celui que l’on donne. Il ne faut pas oublier qu’on n’est pas dans de la philosophie, mais dans la vie (ces deux contrastes, domination et bonté,  ne sont pas des concepts abstraits, ce sont des rapports concrets qu’on a avec les  autres, les animaux, les hommes, les femmes, les enfants…..). C’est pour cela qu’il est important de choisir.
Sur le plan social, la domination douce (pub, tendances …) ou dure (lois, idéologies…) se pratique à tous les niveaux. Elle est tellement grande [?] que l’amour se réduit aux actions des petites associations caritatives, aux clubs de bienfaisance, en stagnant dans l’émotion sans aller en profondeur (l’exemple de recueil de fonds pour rebâtir Notre Dame de Paris est flagrant).
2/ Alors, trop éclaté, trop paumé,  comme vous le dites, l’homme s’évade. S’évader des systèmes dans l’ego, dans l’individualisme  n’est pas une libération,  c’est rester dans une prison, celle du soi, dont les barreaux sont les peurs, les désirs, les émotions négatives, les pensées destructrices, les illusions, les préjugés, les idées arrêtées, reçues… Être libre ne peut que s’envisager par la conscience, dans la conscience, dans le changement [Rév d’Arès 30/11] puisque la prison, c’est soi-même. Quel changement ? La Révélation d’Arès et l’enseignement de son prophète sont très clairs : “Aimer, pardonner, faire la paix, avoir une intelligence spirituelle libre des préjugés, des peurs, des pouvoirs.” Pourquoi ? Parce que c’est la solution pour que cesse le mal, pour que cesse le mal qu’on se fait inconsciemment à soi-même en se croyant ceci ou cela,  et celui qu’on fait aux autres. Pour  revenir à sa vraie nature, (l’homme est Image et Ressemblance du Créateur) sans une recherche spirituelle de fond, il y a méconnaissance de soi. “Connais-toi toi-même,” disait Socrate. Dit autrement : “Nous sommes plus que ce que nous croyons être.” Il faut en être convaincu ou faut être tellement prisonnier et tellement mal dans son mental pour vouloir en sortir. C’est un cheminement qu’on ne fait pas seul, ce sont des obstacles à franchir, des étapes à passer, avec ici ou là des “grâces” qui nous sont accordées. Il est impossible qu’on ne soit pas aidé d’en Haut.
3/ Mais d’abord il faut le décider, décider de s’espionner, de changer, le vouloir avec force et agir avec constance pour être pénitent. Je pense que la pratique de la pénitence produit à la fois une augmentation de la connaissance de soi et une augmentation de l’amour dans la société, donc une augmentation du Bien. Peu à peu, on parvient à  se voir autrement, à se voir  plus que “de l’humain avec son intellect, sa psyché”,  tout en donnant toujours plus d’amour, en allant toujours plus au-delà des apparences, des formes physiques, des formes mentales (idées), au-delà des préjugés.
4/ Dans et par la pénitence, il y a évolution spirituelle, il y a de la rencontre avec du plus grand que soi en soi. Quand on enlève de soi-même des couches et des couches, on découvre qu’il y a en dessous Quelque chose de vivant, de vibrant qui est là, présent mais insaisissable et progressivement la confiance, la foi en cette Présence s’installe naturellement parce que l’humain qui  fait ce travail de pénitence a mûri.
5/ La régularité de la pénitence fait passer à une relation autre avec soi et avec autrui. On voit l’humain autrement que mauvais (que ce soit l’autre ou soi), autrement que punissable, on le voit comme guérissable. On ne considère plus Dieu, la Parole comme autoritaire, oppressante (c’est souvent l’impression première que l’on ressent quand on commence à lire La Révélation d’Arès), mais comme libératrice. Un besoin s’installe alors de se situer intérieurement au-delà de son cadre mortel, culturel, idéologique.
6/ L’impératif, c’est de prendre conscience que la Parole libère en profondeur, libère l’homme de sa propre petitesse, pour qu’il puisse accomplir le Bien. Sans cette conscience, l’humanité laisse la place aux pouvoirs. Ceux-ci, pour se maintenir,  ont toujours répandu de l’inconscience dans les esprits, ont toujours créé du chaos (chacun peut voir son chaos personnel et celui du monde dans lequel il est bien obligé de vivre). L’inconscience produit du pouvoir qui lui-même produit de l’inconscience. Quel cercle vicieux !
Il n’est pas à espérer que ça change, il n’est que de  s’engager pour se débarrasser de tout ça, que d’orienter sa vie vers le plus fondamental, le plus profond de nos besoins qui est l’amour, pour vivre dans le Bien et Le faire prospérer ?
Charlie F. du Nord

Réponse :
Vous êtes bien le preuve qu’il y a mieux que les idéologues pour dire pourquoi vivre sans pouvoir au-dessus de soi sera tôt ou tard une nécessité, si l’homme veut survivre à la contrainte abêtissante des puissants et de leurs lois, car “l’inconscience” générale qui en  résulte, que vous évoquez ici, le conduira immanqueblement au péché des péchés (Rév d’Arès 38/2). C’est le grand intérêt de ce commentaire, dont je vous remercie, mon frère Charlie, en vous disant encore la joie que j’ai eue de vous rendre visite à Lille, à vous tous missionnaires du Nord. Merci pour ce commentaire, Charlie. Il faut le lire avec attention, mais je pense que beaucoup d’entre nous le feront.
Tout agissement, petit ou grand, visant à enrégimenter l’humain — nous vivons enrégimentés de belle manière — menace l’équilibre psychique et le bonheur de l’homme, raison pour laquelle les lois et la justice n’ont jamais pu et ne peuvent toujours pas empêcher la délinquance, la criminalité, l’antisocialité, le dévoiement, l’infraction, la transgression, etc. L’homme n’est pas bâti pour se conformer à la loi sauf s’il y trouve un avantage — raison pour laquelle les classes de société les mieux loties sont les plus obéissantes aux lois.
Sans loi ni contraintes autres que celles de la raison, dont l’amour est un des gros étais ou accotoirs, l’homme continue à vivre et même à vivre mieux. Qu’on n’en doute pas !
Cette volonté politique, qui va empirant, de limiter la liberté repose sur une total incompréhension ou sur un vicieux refus de la nature humaine, qui d’elle-même sait ce qu’il lui faut. N’est-ce pas évident dans les manifestations des Gilets Jaunes ? J’ai encore dans la tête, et j’en peine encore, les vociférations indignées des media télévisés contre les Gilets Jaunes qui taguaient l’Arc de Triomphe, comme s’il s’agissait d’un blasphéme… Mais qu’est-ce qui était plus important ? Ce gros tas de pierre ou les humains qui montraient avec raison leur indifférence à cette chose monumentale ? J’ai été tout aussi choqué, le soir du 15 avril dernier quand Notre Dame brûlait, que la télévision fasse entendre uniquement les badauds catastrophés et larmoyants, mais aucun des badauds, sur lequels elle était forcément tombé, qui disait par exemple : “On s’en fout”, ou “Bof ! C’est triste mais ce n’est jamais qu’un grosse et vieille maison en flamme !” ou : “L’important est qu’il n’y ait pas de victime.” Plus l’homme, parce qu’il est un artiste, au moins l’artiste de lui-même, donc créateur de lui-même, est libre, plus il est proche de l’image et ressemblance du Créateur, plus il apporte de profit à l’humanité en général et plus il méconnaît l’accessoire, serait-il patrimonial. Il n’est pas désagréable de vivre au milieu d’accessoires patrimoniaux, je n’ai rien contre eux, mais on s’en passera volontiers si l’homme trouve l’amour et le bonheur.
Cette connaissance fondamentale est vieille comme le monde. Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas éduquer les enfants, mais que cette éducation doive être très différente, fondée sur l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence spirituelle libre bien avant la connaissance mathématique, technique, civique, culturelle, etc.
Il faut défendre à la fois la liberté et l’utilité nécessaires de cette liberté. Je ne suis sûrement pas le premier à le dire, quoique j’aie peu de connaissance de la littérature anarchique. Il est clair que Jésus fut un des plus évidents défenseurs de l’anarkia qui aient foulé le sol de la Terre, mais on peut en dire de même de Zoroastre(Sarsouchtratame, Rév d’Arès xviii/3), de Bouddha, etc. L’homme a une aspiration éternelle à intégrer à sa vie les fertilité et générosité spirituelles. C’est d’une importance capitale pour comprendre la nécessité de l’amour, du pardon, de la paix, de l’absence de préjugés, qui sont tant le moteur que le résultat évidents qu’est l’anarkia.

Michel Potay

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